6 Août : construction du four à bois

La construction du four à bois

Aujourd’hui , nous commençons à investir l’espace extérieur.

Un emplacement a été choisi et pioché. Les briques sont arrivées. Ce sont des briques filées dans une argile pierreuse. Quand on les coupe, l’intérieur est noir.

Le coulis qui servira au briquetage est préparé avec les déchets de terre de tournage et une terre arable apportée. Le pétrissage de l’ensemble avec les pieds suscite intérêt et amusement.


Au cours de la journée une dizaine de participants ont porté à terme le chantier avec l’aide de Patrice. Les relevés de plan étaient nombreux à se dessiner sur leurs bloc notes.

Le four était terminé en fin d’après midi et un petit bassinage (petit feu pour sécher la maçonnerie) a été allumé et maintenu quelques heures.

Tout le monde participe

Etienne, de son coté, s’est lancé dans la confection d’un nouveau moule d’une forme de contenant plus contemporaine. Cette fois-ci, il a utilisé une nouvelle terre qui lui a été apportée. Elle sera peut être plus adaptée mais rien n’est garanti. En effet, la vodka d’hier n’est pas encore passée et la mise en œuvre est fastidieuse.

Dominique et Mélodie ont de leur coté installé un atelier décoration. Ils proposent plusieurs engobes composées à partir des terres mises à notre disposition et d’autres mélanges qui utilisent les quelques oxydes donnés gentiment par Bayarmunck (céramiste de l’académie où le four avait été construit en 2009).

Durant la préparation tous les essais avaient été notés en mongol.

Dominique est très sollicité et navigue dans un groupe qui s’est grossi depuis hier. Environ 80 personnes ont fréquenté les ateliers depuis leur mise en route.

Pour le partenaire organisateur c’est un succès malgré l’éloignement du lieu. Certains des participants font beaucoup de route pour être présent et à l’heure.

Une séance photo a lieu dans la cour. Nous sommes extrêmement touchés par l’ambiance générale, chacun fait preuve à notre égard.

Tous ensemble

 

De beaucoup de gentillesse et attentions. Les pauses repas sont conviviales même si l’on nous isole avec un menu plus copieux (manger la moitié de ce qui nous est attribué relève de la gourmandise).

Circulation automobile en Mongolie

Jamais de vrais bouchons mais une forte densité de véhicules dans les artères principales aux revêtements défoncés.

La circulation Mongole de la grande ville invite au calme allié à la détermination. On perçoit une certaine fierté au volant à ne pas se laisser dérober une partie de son possible espace de circulation.

Il faut laisser ses peurs et adhérer à la confiance, tant par l’itinéraire choisi que par les positionnements anticipés du véhicule.

Le chauffeur mongole ne pousse pas le régime de son véhicule, adoptant souplesse de l’accélération, de la vitesse et des arrêts, mais il fait fi des piétons. Ces derniers se gardent bien de penser que les automobilistes s’arrêteront pour leur permettre de traverser.

Le tout se passe ainsi dans un épais brouillard où se mêlent gaz d’échappement et poussière.

L’eau des flaques sans cesse brassée par les pneumatiques fait penser alors à de l’encre.

Patrice, Dominique, Etienne et Mélodie.


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Une réponse à “6 Août : construction du four à bois”

  1. Femme du potier dit :

    beau reportage,belles et bonnes journées à vous tous ,
    je vous envie

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